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Bienvenue sur les étagères de ma bibliothèque…

Policiers, thrillers, jeunesse, fantasy, littérature française ou étrangère…  Chez moi, on trouve un peu de tout ! Je n’ai d’a priori ni sur les genres, ni sur les auteurs ou sur les maisons d’édition. Je fonctionne aux coups de cœur et souvent aux recommandations : une jolie couverture, un résumé ou un extrait intrigant, drôle ou émouvant, un avis qui donne envie sur Instagram et c’est parti ! Mes envies livresques sont guidées par ma curiosité.

Sans prétention aucune, je vous livrerai donc ici mes avis sur mes lectures, mes coups de cœur comme mes déceptions. Mais pas que ! Cette page vivra à mon rythme et j’y laisserai aussi mes humeurs, mes réflexions, toutes ces choses que l’on veut dire sans savoir à qui.

Je vous emmène donc avec moi découvrir ce qui se passe devant et derrière mes lunettes…

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Batman – Un long Halloween, par Jeff Loeb et Tim Sale

Noir, affuté, ambiance gangster avec scotch on the rocks et baie vitrée donnant sur la ville. Nuit. Un long Halloween c’est du Batman de malfrats. C’est une enquête. Ce sont des ruelles sombres, des Borsalinos et des silhouettes découpées dans l’ombre. On entendrait presque grésiller les vinyles et s’entrechoquer les glaçons dans le fond des verres. Et tout ça presenté dans une édition aussi classe que les dessins… La qualité ressort autant des interviews de pré- et postfaces que du papier. Tout est superbement soigné.

Je vous le pitche vite fait : un nouveau méchant semble être arrivé à Gotham City. Il tue, vite et sans bavure, à chaque événement du calendrier. Une année d’enquête et tout l’univers de Batman est convoqué. Le Joker, Poison Ivy, Nigma… ils y sont tous.

Ça ne fait ni « Bang ! » ni « Bim ! ». Non. Ça fait Waouh ! Les dessins sont léchés, les couleurs économisées. On est sur du cinéma en quasi noir et blanc et c’est beau. Ça sent la cigarette, ça se joue en costard. Les femmes sont aussi belles que dangereuses et puissantes. Lipstick rouge, talons aiguilles, brushing impeccable, des mains de fer dans des gants de velours.

Est-ce que je vous parle aussi des pleines pages ? Non, parce qu’elles se regardent plus qu’elles ne se décrivent. Noir, blanc, et rouge sang. Ça tâche.

Et le Batman dans tout ça ? Homme d’affaires charismatique et tourmenté le jour, détective aux yeux sombres et aux sourcils froncés la nuit. Juste, intelligent, impressionnant avec ou sans la cape. Oiseau de nuit au profil de hibou. Laissez-moi vous dire que la pipistrelle de Gotham n’a pas fini de me séduire… « Mrs Wayne ? – oui, c’est moi.  » ❤

Même les méchants rêvent d’amour, de Anne-Gaelle Huon

📚 Résumé :

Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s’effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu’elle n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’une rencontre, d’un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée. Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s’offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d’une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et lever le voile sur l’histoire d’amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère. Et s’il n’était pas trop tard pour réécrire le passé ?

🖋 Mon avis :

Je veux un boa et des paillettes. Je ne mettrai que ça et je danserai avec, comme s’il n’y avait que moi. Et je veux un bonnet, tricoté main. Ça n’ira pas ensemble, c’est certain, mais peu importe.
Et puis, je veux revenir en arrière et parler avec mes grand-mères. Mais c’est impossible. On ne retricote ni la vie ni les mamies.
👵
C’est l’effet Anne-Gaelle Huon ça. Cette femme solaire au sourire qui chasse les nuages et traverse les pages. Cette femme pétillante et vivante. Celle qui a écrit ce livre, celui qu’il me fallait. C’était le bon livre, au bon moment.
👵
J’ai donc suivi Julia, prête-plume qui manque de confiance en elle et se cache derrière le nom des autres autant que derrière ses vêtements. Julia qui rejoint Jeannine, sa grand-mère, dont la mémoire s’effrite. Julia qui va devoir refaire le puzzle d’une vie comme on tente de recoller un verre brisé par un autre, sans savoir si on en a tous les morceaux, sans savoir à quoi il doit ressembler.
👵
J’ai lu avec le nez. Ça sentait la truffe, l’humus, la garrigue et la fleur d’oranger. Ça sentait les anciens, le savon de Marseille, les vieilles photos.
Et puis j’ai lu avec mon cœur. Et ça sentait mes grand-mères, leur vieillesse, ma jeunesse. Ça sentait l’amour. Ça sentait bon.
👵
J’ai souri, j’ai pleuré (je pleure souvent, je sais…), j’ai ri.
J’ai pris une bouffée de vie. J’ai respiré, mieux.
Et puis j’ai entendu une voix, celle de ma mère, qui disait (et qui dit toujours) « on ne connait pas les deux bouts de sa vie ». C’est vrai. On ne sait pas quand, ni comment. On ne sait pas si on n’aura pas la mémoire qui se barre en courant (ça aussi, c’est ma mère qui le dit). On ne sait pas si on aura le temps. Alors il faut parler, se dire, demander, répondre. Tout de suite. S’intéresser aux gens qu’on aime tant qu’ils sont là, avant que leur corps ou leur mémoire ne déclare forfait. Ne pas laisser les réponses s’échapper.
Et puis il faut sourire, et danser, et oser. Il faut aimer et accepter de l’être. Prendre des risques. Vivre, pleinement. On ne le fait qu’une fois, alors autant le faire bien, non ?

Semer des graminées, de Nathalie Longevial

📚 Résumé :
Papa a un cancer.
Papa a un cancer et tout le monde se doute de la fin. De toute façon me direz-vous, il n’y a qu’une fin. Et à la fin, on meurt.
Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais : Papa va mourir.
Quand ? Bientôt ?
Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais « Papa est mort. » Déjà.
Ce livre n’est pas un roman.
Il n’y a aucun suspense.
Au début, vous connaissez déjà la fin.

🖋 Mon avis :

Ça n’a pas d’âge les parents. Ça ne vieillit pas. Le seul âge qui existe, c’est celui qui reste. Mon père à moi aura toujours 44 ans et moi toujours un peu 19. Celui de Nathalie Longevial a 74 ans depuis qu’elle en a eu 50. Bougies éternelles qui ne se seront plus soufflées.

L’allergie aux graminées. Le nez qui se bouche, les yeux qui gonflent, les larmes qui coulent. Ça fait ça quand le temps s’arrête. Des pollens en suspension. Des souvenirs en poussière, soulevés par une tempête de chagrin.

Ici, la maladie se fait point de départ d’un journal un peu spécial, celui de celle qui reste et qui consigne ce(lui) qui s’en va, doucement, douloureusement. Mais la mort est déjà écrite. Le point final déjà posé. Et entre les deux, ce temps qu’on veut remplir d’aujourd’huis et d’hiers, qu’on ne veut pas tuer. Parce que trop court pour les demains. Trop incertain. Trop important. Trop. Et pas assez.

Que vous dire ? Je ne sais pas. Chacun son cœur, chacun sa cage de résonnance. Le mien, la mienne, ont vibré, évidemment. Les cordes étaient sensibles, directement reliées aux glandes lacrymales. Ça m’a rappelé, forcément. Tout. J’ai vu les ressemblances. J’ai noté les différences. Je me suis dit que peu importe, c’est toujours absolument incomparable.

Finalement, je ne vous dirai rien ou pas grand chose sur ce livre si ce n’est que je l’ai aimé. Et c’est bien pour ça que si je devais écrire quelque chose en le refermant, c’est à mon père que je le ferais. Je lui dirais moi aussi comme j’ai fermé les yeux pendant des mois, comme je les ai ouvert aussi parfois, comme je le regardais mais que je ne voulais plus voir. Comme je sais qu’il me regardait sans plus réussir à me voir. Et je lui demanderais s’il a été heureux et pourquoi. Et qui il était. Oui. Tu étais qui, au fond de toi? Dis moi. Mais c’est trop tard, n’est-ce pas ? Quand on meurt, c’est pour de bon. Une fois pour toute. Et après, et un peu avant parfois, tout ce qu’il reste, ce sont des poussières dans les yeux. Nathalie Longevial a raison, il faut dire et demander avant, quand on croit qu’on a le temps. Quand ça n’a pas encore d’importance. Quand on peut encore avoir les réponses.

Petit point sur moi et mes chroniques

Vous l’avez sûrement remarqué, mais il me semblait important de vous le dire quand même : je ne chronique pas vraiment les livres que je lis. Je ne suis ni critique, ni journaliste. Non. Ici, vous ne trouverez pas d’analyse de texte, pas de fiche de lecture. Rien d’objectif (mais peut-on vraiment l’être?). Ce que vous trouverez, c’est moi. Égoïstement.

Quand j’ouvre un livre, je pars. Loin. Je me glisse entre les lignes, m’habille avec les mots, me fonds dans l’histoire. Je peux être colère, tristesse, amour, passion, rage, avec toute l’intensité que cela implique. Je lis comme on joue enfant. Je ressens. J’absorbe. Je ne peux pas être distante.De fait, mes posts/chroniques/retours de lecture, peu importe comment on les appelle, sont le reflet plus ou moins précis de ce que j’ai ressenti. Le bémol vient quand je n’ai pas ou moins aimé. Là, j’y mets du talc. Je suis beaucoup trop respectueuse du travail des auteurs et de ce que leur livre représente pour eux pour être assassine. Mais quand j’ai vibré, j’ai envie de l’écrire à défaut de pouvoir le crier. Envie de vous donner envie (ça me rappelle une chanson ça… 😂). Et je n’ai aucune règle. Je peux adorer une écriture comme une ambiance. Je peux me laisser cueillir par une histoire et pardonner les maladresses de la plume, ou l’inverse. Ou pas.Voilà.

Et l’éclectisme de mes lectures n’est que le reflet de mes envies, en toute liberté. Je lis de tout, je ne suis gênée de rien. Pour moi, les genres ne sont qu’un système de classement, jamais un critère de sélection/exclusion.

Je lis et je vous le dis. Sans a priori ni prétention. Sans retenue. Je peux être noyée par mes larmes ou embrasée par la passion. Parfois, simplement transportée dans un ailleurs qui n’existe pas. Les livres sont mes bottes de sept lieues.

Bref, je lis comme je suis. Et j’écris de la même manière. Avec enthousiasme ou pas. Avec bienveillance, toujours. Sincèrement, évidemment. Exagérément, parfois, sûrement. Et donc très personnellement.

Sujet inconnu, de Loulou Robert

📚 Résumé :

« J’avais huit ans quand j’ai su que je ne finirais pas mes jours ici. Qu’ici je ne deviendrais personne. Qu’ici je n’aimerais personne. Qu’ici, rien. Je ne ressentirais rien.
J’avais huit ans et j’ai décidé de partir un jour. J’ai choisi de ressentir. J’ai choisi de souffrir. À partir de là, je suis condamnée à cette histoire. »
Sujet inconnu, c’est, dans un style brut et très contemporain, l’histoire d’un amour qui tourne mal. Entre jeux de jambes et jeux de mains, l’héroïne de ce roman boxe, court, tombe, se relève, danse, au rythme syncopé de phrases lapidaires et d’onomatopées. Plus la violence gagne le récit, plus on est pris par cette pulsation qui s’accélère au fil des pages. Un roman écrit d’une seule traite, d’un seul souffle, dans l’urgence de gagner le combat, dans l’urgence de vivre, tout simplement.

🖋 Mon avis :

Des phrases comme des petits coups, de couteau, de cutter. J’ai lu Loulou Robert. Je voulais une histoire d’amour mais j’ai lu Sujet inconnu. C’est ça l’amour ? Elle se le demande aussi. Non, assurément. Pas toujours. Pas comme ça. Ici, l’amour étouffe. Asphyxie. Quand l’autre prend, tout. Ne laisse rien. Entoure, cerne, emprisonne. Mais elle reste, elle l’aime quand même. Elle est forte dit-elle. Elle se sépare, se coupe en deux. Tranchée. Elle l’aime. C’est trop, elle le sait mais comment faire autrement. Droguée à lui, à eux. Impossible de partir vraiment. Comme quand on éteint une cigarette le soir avant de se coucher et qu’on se jure qu’on en fumera plus. Et puis on se réveille et on oublie la veille. On fume. On aime. On s’en veut. On respire mal. L’odeur nous colle à la peau mais tant pis, on essaiera encore demain.

Femme-enfant loin des bras maternels, volontairement, mais pas si prête que ça peut-être. Elle ne sait pas qui elle est, elle se cherche et croit se trouver en lui, grâce à lui, avec lui. Mais elle se trouvera seule et ailleurs, dans les mots, ceux qu’elle écrit.

Je me suis fait mal en lisant. Chaque page, chaque phrase. Ça m’a surprise. Ça pique. J’ai lu comme on se blesse sur une feuille de papier. Des entailles. Cisaillé, sculpté, quel livre étrange…

Écrit d’une traite, lu de la même manière. Haché, vif. Brut. Et ça prend tout son sens au fur et à mesure des lignes. Écrit comme une urgence, les mots presque jetés, sortis vite mais bien. Un accouchement en quelques poussées. Comme s’il fallait que ça sorte. Comme quand on arrive, essoufflé, mais qu’on a besoin de tout raconter, tout de suite. Alors on raconte, les mots sortent entre deux souffles. Tout est dit. Il m’a fait mal Maman.

Mon désir le plus ardent, de Pete Fromm

📚 4ème de couverture :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur cœur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

🖋 Mon avis :

Je voulais lire une histoire d’amour. Une belle, une forte, pas un truc déjà lu, pas un truc trop facile. Et puis j’ai vu tourner Mon désir le plus ardent sur bookstagram… et finalement, ce que j’ai lu, c’est l’amour. Celui qui dure une vie. Celui qui construit des ponts par dessus tout ce qui s’écroule. Celui qui porte et qui relève. Pas une histoire d’amour, non. L’amour tout court. Celui dont on ne sait parfois plus s’il existe à ce point.

Et puis j’ai découvert Maddy. Une femme forte, vivante, amoureuse. Amoureuse. Vivante. Forte. Une putain de femme si vous préférez. Et alors, j’ai lu la détermination et le courage. J’ai lu une combattante. Une femme fière et debout. Malgré tout. Pour tout.

Je ne sais pas quoi vous en dire vraiment. Que j’ai pleuré ? Que j’ai aimé ? Tout ça et plus encore ?

Ce n’est qu’une histoire, m’a-t-on dit pendant que je m’essuyais les joues. Oui, bien sûr que ce n’est qu’une histoire. Elles le sont toutes dès lors qu’on les raconte. Mais moi je m’en fous. Qu’elle soit vraie ou pas, elle m’a touchée. Ce courage-là, cet amour-là, ils existent quelque part. Ils existent puisque je les ai lus. Et le talent des auteurs c’est de nous y faire croire, même un peu, juste assez pour qu’on éprouve, qu’on ressente. Et croyez-moi, Pete Fromm a du talent, beaucoup de talent.

Garder le lien, de Fabienne Thomas

📚 Résumé :

Deux enfants, deux soeurs. Un père aimant, épris de liberté, vivant l’instant présent et le faisant partager à ses filles. Une mère, dans la difficulté à être dans la vie, angoissée par l’avenir et les tâches quotidiennes à accomplir. La discorde des parents terrifie les fillettes et installe en elles un sentiment de peur et d’incertitude quant à l’existence même de leur famille. Pour se rassurer, elles s’accrochent l’une à l’autre. En grandissant, pourront-elles rester fidèles à leur promesse d’enfant ? Elles sortent ensemble dans le silence de la nuit qui s’avance, la longue nuit qu’elles s’apprêtent à partager. Elles se tiennent la main. Depuis le début. Depuis toujours.

🖋 Mon avis :

Deux sœurs, deux mains qui se tiennent, le soir, pour vaincre la peur de la nuit. Deux sœurs, deux cœurs qui se tiennent, pour la vie, pour vaincre la peur des disputes parentales et des lendemains.

Lise et Manon se sont fabriquées une enfance de lumière pour vaincre les ombres de leur foyer. Toujours ensemble, différentes mais fusionnelles, elles jouent, s’inventent des mondes, prises entre deux feux, entre deux parents trop différents. Leur mère rêve d’une vie rangée avec ses deux filles et son mari à ses côtés. Leur père est plus bohème, moins conventionnel, pas souvent là. Quand la première passe son temps à s’inquiéter, l’autre est insouciant de tout. Quand l’une ne quitte pas la maison, l’autre n’y rentre que trop peu. Alors le couple se découd sous les yeux des petites.

Mais elles se tiennent la main, toujours. Le lien. Celui du sang, le premier, et puis celui que l’on crée. Celui qui reste. Celui que l’on a si bien tissé qu’il nous retient. Trop peut-être. Mais ça, on ne le sait que longtemps après.

La vie sépare les corps mais le coeur tisse des fils solides, de ceux qu’il suffira de suivre, quand le temps sera venu. Remonter, se retrouver. Quand le temps sera venu.

Ce sont deux sœurs et elles se tiennent la main, parfois loin, parfois sans même s’en rendre compte. Et quand le temps se fait assassin, les corps se retrouvent et les coeurs savent qu’ils n’ont jamais été bien loin.

Fabienne Thomas écrit l’enfance, avec ses inquiétudes, ses jeux, ses rires et son insouciance qui s’envole parfois trop vite. Elle écrit la famille, la bancale, celle qui tient difficilement et qui endommage. Fabienne Thomas écrit bien. Si bien que je m’y suis vue dans cette grande maison, j’ai joué dans le jardin, j’ai tenu la main. Celle de ma sœur. Celle de mon frère. Je sais comme le cordon peut se faire épais et solide quand tout déraille.

L’autrice met de la vie dans ses mots, des émotions plein les pages. Moins abouti toutefois que L’enfant roman, selon moi, ce livre reste une vraie belle lecture.